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Construction aux Antilles : connaître les nouvelles normes Eurocodes 8

Les Eurocodes sont des normes instaurées par la Commission européenne, afin d’harmoniser les règles techniques de conception et de calcul du bâti au sein de l‘Union européenne. Ils fournissent une base commune aux réglementations sur la résistance et l’exécution des structures ainsi que pour le calcul des caractéristiques de certains produits structuraux. Les Eurocodes régissent par conséquent les constructions de bâtiment en zones sismiques.

 

De nouvelles cartes sismiques pour la France et les DOM-TOM

En raison de l’évolution des connaissances et de la réglementation parasismique, nous sommes passés d’un zonage basé sur une approche statistique à une nouvelle carte sismique, fondée sur une approche probabiliste (prise en compte des périodes de retour des ondes sismiques).

Cinq zones de sismicité croissante ont été répertoriées: sismicité très faible, sismicité faible, sismicité modérée, sismicité moyenne et sismicité forte. Ce sont ainsi 20 000 communes qui sont désormais concernées par ce redécoupage mis en application mi-2009.

 

Les Antilles classées en zone de sismicité forte

La zone 5 s’applique exclusivement aux Antilles françaises, Martinique, Guadeloupe et îlots voisins, l’ensemble de ces territoires étant situés près de la frontière entre deux plaques tectoniques.

En raison des risques sismiques et cycloniques de notre région, les nouvelles exigences de l’Eurocode 8 régissant les bâtiments concernent donc directement les architectes, prescripteurs et fournisseurs de matériaux, notamment acier.

 

De nouvelles normes de construction à respecter

Les nouvelles normes tiennent compte de la nature des sols classés en cinq catégories principales allant de A (sol de type rocheux) à E (sol mou) avec des exigences en matière de conception et construction des bâtiments neufs.

Ces exigences varient également selon l’importance des bâtiments dans leur usage social et de la zone de sismicité. La construction d’un simple hangar sera libre de contraintes, alors que les immeubles d’habitation, de bureaux, centres de soins, de production d’énergie et de gestion de crise, par exemple, devront répondre à des normes strictes selon l’intensité du risque sismique de leur zone. Pour l’acier, cela signifie que les normes en matière de nuance vont donc évoluer.

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Le choix du matériau pour des escaliers est particulièrement important. Il va effectivement conditionner une partie de l’image que nous allons donner du bâtiment. Pour mieux le comprendre, il suffit de s’imaginer dans une maison en train de monter à l’étage en passant par des escaliers en bois usé. L’impression que vous aurez sera moins bonne que si vous aviez trouvé les escaliers en parfait état. Imaginez maintenant un escalier en bois à l’entrée d’un magasin, escalier qui vous permettrait d’accéder à un étage supérieur où se trouveraient des meubles. Visualisez la même scène avec un escalier en inox. Le rendu et l’effet ne sont clairement pas les mêmes. Voilà pourquoi le choix du matériau est essentiel, même pour des escaliers.


Les atouts de l’inox


A priori, vous pourriez penser que de l’inox reste de l’inox. Sachez toutefois qu’il existe une très large variété de finitions sur le marché. Nous pourrions succinctement citer les finitions brillante, mate, brossée ou encore brute. Il ne s’agit néanmoins que de quelques exemples parmi tant d’autres. Tous les inox ne se ressemblent donc pas. Mais pourquoi utiliser ce type de matériaux pour des escaliers ? Tout est d’abord une question de goût. Certains apprécieront l’aspect métallique, d’autres un peu moins. Notons cependant que l’acier inoxydable s’adapte à tous les styles de bâtiments. Il suffit pour cela de choisir la bonne nuance et la bonne finition. Du point de vue du matériau en lui-même, l’inox peut facilement apporter une touche d’élégance en se mariant particulièrement bien avec une décoration moderne. Un jeu sur les matières est également possible en le combinant par exemple avec du bois. Résistant, inoxydable et personnalisable, l’acier inoxydable cumule les atouts. Il ne reste qu’à laisser libre cours à votre imagination pour utiliser l’inox qui reflètera au mieux le style que vous recherchez.


Choisir la bonne finition

L’influence d’une finition sur le rendu final d’une structure est évidente. Pour vous en convaincre, prenons le cas d’un inox poli pour obtenir un effet miroir et utilisons-le pour concevoir un escalier dans un bâtiment commercial. La lumière des spots du plafond se reflèterait dans les marches, éblouissant les clients. Pas sûr non plus que les dames en jupe apprécieraient de marcher sur des miroirs. L’image peut faire sourire. Elle n’en est pas moins éloquente. L’inox poli miroir n’est donc clairement pas adapté pour des escaliers. Vous le constaterez sûrement, le choix d’une bonne finition est souvent conditionné par des faits logiques. L’avantage de l’inox est de pouvoir travailler la surface en fonction des caractéristiques attendues. Par exemple, les rampes doivent être lisses pour que les passants puissent se maintenir à elles sans se blesser. L’absence de rugosité sera appréciée. En revanche, des marches trop lisses favoriseraient les chutes. Pour éviter de glisser, et pour assurer une meilleure sécurité, des marches anti-dérapantes constitueraient un choix plus judicieux. Elles éviteraient au passage d’investir dans des tapis anti-dérapants, qu’il faudrait entretenir régulièrement. La finition des rampes et des marches est par conséquent différente. A vous de choisir celle qui vous conviendra le mieux.

DR MARIANE AIMAR

DR MARIANE AIMAR

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DR MARIANE AIMAR

Le verre présente un certain nombre d’atouts qui lui permettent d’être utilisé dans des domaines variés. Ses propriétés optiques en font un matériau de choix pour apporter de la lumière ou jouer le rôle de miroirs. Toutefois, son inconvénient majeur reste sa fragilité puisqu’il suffit parfois d’un seul coup mal placé pour l’endommager. Dans ce contexte, l’inox se positionne en véritable alternative, que ce soit pour les superstitieux qui pensent que casser un miroir vous condamne à sept ans de malheur, que pour tous ceux qui cherchent un matériau plus difficile à briser.

 


Un miroir en inox


Un des plus grands préjugés consiste à imaginer l’inox comme une surface souvent grise argentée avec laquelle on ne peut créer que des espaces tristes et froids. Et pourtant, l’acier inoxydable sert aujourd’hui à habiller des murs en jouant un véritable rôle de miroir. Vous penserez sûrement qu’il n’a rien de plus que du verre. En réalité, une nette différence peut être notée au niveau de la résistance du matériau, un miroir en inox résistant bien mieux que son équivalent en verre. Incassable, vous pouvez oublier les risques de vous blesser en ramassant les morceaux. A titre d’information, ce matériau est utilisé pour concevoir les miroirs routiers réglementaires qui sont implantés dans les rues où la visibilité est mauvaise, ou encore en tant que miroirs de salle de bain. Notons que l’effet miroir est en réalité la conséquence de la finition de surface. Concrètement, l’inox est poli avec différents abrasifs choisis judicieusement pour qu’ils soient de plus en plus fins. La technique doit être particulièrement bien maitrisée pour obtenir un rendu esthétique car la présence de défauts se note assez rapidement.

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Le miroir inox dans la construction


L’implantation d’un nouvel édifice dans un environnement verdoyant et lumineux est généralement difficile et délicate. La plupart des gens craignent une perte significative de luminosité et un changement de décor trop marqué. Ces contraintes guident très souvent les choix des architectes, bien qu’ils doivent tenir compte d’un cahier des charges déjà bien rempli. L’inox est intéressant du fait de sa grande durabilité, de sa résistance mais aussi des possibilités qu’il apporte. Les finitions envisageables de sa surface sont en effet diverses et offrent donc une grande liberté. Par exemple, opter pour un inox poli façon miroir peut en construction régler un certain nombre de problèmes, et notamment aider à l’acceptation d’un bâtiment par la population locale. En pratique, des miroirs en inox peuvent venir habiller un édifice. Les arbres aux alentours ou les oiseaux vont pouvoir se refléter dans les parois du bâtiment, donnant ainsi l’impression que la construction se fond dans le paysage et fait partie du cadre naturel. La perte de luminosité est de ce fait très largement limitée. La population ne voit plus un gros bloc dans un espace vert et lumineux mais plutôt une construction intégrée dans son environnement.

Pour la petite anecdote, les artistes sont assez friands de l’inox poli miroir incassable. Ils en font des sculptures assez remarquables qui ne manquent pas d’originalité. On en retrouve de temps à autre dans des jardins et autour de bâtiments modernes.

L’inox fait trop souvent l’objet de préjugés qui rendent son utilisation plus limitée, notamment pour la décoration des bâtiments. Et pourtant, ses propriétés en font un matériau de choix lui permettant de se marier avec tous les styles.

L’inox, un matériau esthétique

L’image de l’inox froid, présenté sous forme de plaques rectangulaires, sans style et sans élégance est révolue. Sous réserve d’être un peu travaillé, ce matériau est aujourd’hui devenu un atout pour la construction et la décoration. Résistant mécaniquement, redoutable pour empêcher la rouille de s’installer, l’inox permet de concevoir des bâtiments aux formes les plus improbables. Des édifices incurvés ne posent désormais plus de problèmes de réalisation. L’inox autorise également un jeu sur les surfaces permettant d’obtenir un rendu différent sur les faces latérales et frontales d’un même bâtiment, tout en gardant pour seul matériau l’inox. Du carreau à la plaque en passant par le fil en inox, la gamme de produits sur le marché s’avère être relativement étendue, élargissant de ce fait le champ d’application de ce matériau. Utilisable au niveau de la construction en elle-même ou à des fins décoratives, l’inox peut potentiellement se retrouver un peu partout sur un édifice. C’est une matière qui se travaille pour correspondre aux besoins. Pour une implantation dans une zone où la nature est bien présente, le choix d’une surface plus réfléchissante apparait par exemple pertinent puisqu’elle va permettre de réfléchir la lumière à travers l’inox et de refléter l’image des arbres sur les parois du bâtiment. Dans ce cas, ce matériau peut être une solution adéquate pour favoriser l’acceptation de l’édifice par la population.

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Un choix architectural

En architecture, tout est permis. Utilisé pour décorer la façade de bâtiments, l’acier inoxydable est un matériau qui s’entretient facilement sous réserve bien sûr d’avoir choisi la bonne nuance. L’inox peut être fabriqué différemment suivant le rendu désiré, ce qui lui donne un intérêt particulier en architecture. La surface des bâtiments peut être réfléchissante en utilisant par exemple des panneaux laminés à froid. On peut aussi jouer sur l’état de surface, tout en sachant que les salissures vont adhérer beaucoup moins bien sur une surface lisse que sur une surface rugueuse. S’il y a un risque d’éblouissement ou que la planéité du produit ne peut être garantie, s’orienter vers une finition mate sera alors plus adapté. Notons également qu’en architecture, les surfaces brossées ou polies ont beaucoup de succès, du fait du style particulier qu’elles apportent à un bâtiment. Certains spécialistes de l’acier polissent même l’inox dans le sens vertical pour faciliter l’écoulement de l’eau, une belle preuve que l’inox sait combiner avec brio son côté pratique et son esthétique.

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L’architecture demande souvent de faire des compromis entre les besoins mécaniques d’un matériau, le rendu visuel désiré, la facilité d’entretien recherchée, la facilité de pose et le prix. De par ses propriétés et la grande variété de nuances et de traitements de surface possibles, l’inox permet de limiter les concessions tout en laissant libre court à son imagination. Pour en être convaincu, il suffit de se rendre à Paris, au Ministère de la Culture et de la Communication. Là, vous pourrez contempler des sortes de fils ressemblant à des toiles d’araignées géantes sur le bâtiment, en acier inoxydable évidemment…

 

Bien réfléchir son projet salle de bain : pensez à l’inox !

Créer ou rénover une salle de bain est un projet important. Il vous faudra penser au passage des fils électriques ou encore des conduites d’eau, mais aussi faire le choix des bons matériaux. Car s’il s’agit bel et bien d’une pièce, elle ne s’aménage et ne se décore pas comme les autres.

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Anticipez vos besoins

Qui dit salle de bain dit pièce humide donc présence potentielle d’eau. Ce milieu n’est pas anodin et vous devrez en tenir compte dans vos choix, sous peine d’observer quelques dégradations au fil du temps. L’option qui revient régulièrement est celle de carreler entièrement la pièce. La plupart des gens ignorent en effet qu’un autre matériau trouve également parfaitement sa place au sein des salles de bain : l’inox. Vous pensez sûrement au cliché d’une matière froide, grossière et inhospitalière. Et pourtant, l’inox est aujourd’hui devenu un matériau à la mode s’adaptant très bien au style de chaque logement. Il est aussi facile à entretenir, ce qui est particulièrement appréciable dans une pièce d’eau. Dans un rapide tour d’horizon, vous pouvez en trouver par exemple au niveau des bacs de rangement de produits, sur les murs entourant votre baignoire ou encore sur les contours d’une douche à l’italienne. Avec un peu d’imagination, vous pouvez même créer une mosaïque avec des petits carreaux en inox, et pourquoi pas choisir un inox qui réfléchit la lumière et qui joue un effet miroir ?

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Une salle de bain pratique et esthétique

Il existe une multitude de raisons de choisir l’inox pour votre salle de bain. Vous l’aurez sans doute deviné : en principe, tous les matériaux de construction qui y sont posés ne doivent pas craindre l’eau. On envisagerait donc très mal une armoire en acier classique, sauf pour en apprécier les couleurs de rouille qui apparaitraient au fil du temps. En revanche, l’inox se distingue pour sa difficulté à être oxydable. En d’autres termes, l’inox se protège mieux contre les réactions chimiques des métaux le constituant avec l’air. Pour mieux comprendre, il suffit de prendre le cas du fer. En présence d’air, donc d’oxygène, ce métal réagit pour former une couche d’oxyde de fer, communément appelée rouille. Or cette couche est poreuse. Cela signifie qu’elle ne recouvre pas complètement le métal (par exemple votre armoire). De l’oxygène peut donc traverser la couche de rouille pour venir attaquer le fer restant. Le matériau cont
inue à se consumer petit à petit. Cas inverse : l’aluminium qui réagit avec l’oxygène de l’air forme une couche d’oxyde d’aluminium à sa surface, un revêtement non poreux qui créé une barrière entre l’air et le métal. L’aluminium situé sous la couche d’oxyde ne peut donc plus s’oxyder. De la même façon, on admet généralement que l’inox ne s’oxyde pas. D’autre part, il est facile à entretenir et donc très intéressant pour une salle de bain où l’eau est fréquemment utilisée y compris pour le nettoyage.

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Le dernier grand avantage de l’inox est qu’il est personnalisable. Son style peut donc aisément s’adapter à tous types d’habitats. Vous pouvez choisir un traitement de l’état de surface différent suivant votre projet. L’inox peut être mat, brillant, brossé,… A chaque salle de bain son style et donc son inox.

L’inox dans une salle de bain présente une multitude d’avantages, tant sur le plan esthétique que sur les caractéristiques du matériau. Il ne vous reste qu’à choisir comment vous allez profiter de ses propriétés.

Si la soudure à l’arc (nous n’évoquerons ici que celle-ci) a été une avancée considérable dans la métallurgie, elle n’en présente pas moins des contraintes, souvent liées à l’environnement. La soudure en Guadeloupe présente, de par le climat de type tropical qui y règne, des spécificités qu’il convient de connaitre, pour être à même de la réussir. Cinq points peuvent être dégagés, qui découlent tous de l’humidité, de la chaleur et de l’air marin : deux concernant la technique de soudure en milieu tropical, deux autres concernant le matériel et le dernier affairant au soudeur lui-même.

 Soudeur

Le premier impératif : combattre l’humidité

Celle-ci provient : soit de l’évaporation importante de la nature qui charge l’air en vapeur d’eau, soit de la proximité de la mer où le phénomène se complique par la salinité de la vapeur d’eau. Dans les deux cas, la chaleur de l’arc (supérieure à 3000°C) va provoquer le craquage des molécules d’eau présentes à la surface de la pièce à souder, formant ainsi de l’hydrogène pris dans la soudure. L’apparition de ce gaz est d’autant plus gênante qu’elle fragilise considérablement les aciers, en particulier lorsqu’il y a formation d’une structure de trempe dans la Zone Affectée Thermiquement (ZAT) (qui se trouve sous le cordon de soudure). Ce phénomène engendre un risque de fissuration à froid (ou fissuration différée, l’hydrogène mettant un certain temps à diffuser dans la ZAT). Il faudra donc être particulièrement vigilant lors du soudage des aciers trempants (aciers à haut taux de carbone, aciers alliés au chrome ou au nickel par exemple). Pour éviter cette structure de trempe, il faudra dans certains cas effectuer un préchauffage, voire un post chauffage, avant soudage.

En atmosphère marine, l’apport de différents sels dans la fusion peut engendrer des interactions chimiques et provoquer la rupture. Pour éviter cela, l’idéal est de souder en intérieur, en environnement climatisé (avec extracteur des fumées qui sont toxiques). Si cela n’est pas possible, il convient d’apporter un soin tout particulier à la préparation du support à souder, en utilisant des produits spécifiques pour la déshumidification et le dégraissage. L’opération doit être effectuée au fur et à mesure, tronçon par tronçon. A noter que pour s’affranchir du problème de l’humidité, un petit coup de chalumeau chauffeur s’avère parfois nécessaire. Cette étape est couramment appelée dans la profession « un dégourdissage ». Il est aussi possible d’utiliser la soudure sous flux de gaz protecteur, soit de type TIG (Tungsten Inert Gas) à électrode non consommable, ou les MIG/MAG (Metal Inert Gas/ Metal Active Gas). Ces équipements sont couramment utilisés pour le soudage de qualité de certains alliages d’aluminium, dont la plupart sont difficilement voire pas du tout soudables. Pour ceux n’ayant pas accès à ce type de matériel, certains fabricants (comme CASTOLIN) proposent de réaliser des soudures à l’électrode enrobée (l’électrode EC 4001). Ces électrodes enrobées spéciales alliages d’aluminium ont des enrobages hyper sensibles à l’humidité et devront être conservées à l’abri de l’humidité. Cela ne dispense naturellement pas, de soigner sa préparation de dégraissage et séchage de pièces.

La chaleur : un ennemi sournois

La chaleur qui règne en zone tropicale n’a pas d’influence directe sur le métal au niveau de la soudure. Par contre, elle rend l’air plus porteur et maintient ainsi en suspension de nombreuses particules microscopiques, qui viennent s’agglomérer à la soudure. Si l’on doit souder en extérieur, on doit éviter de le faire lorsque l’atmosphère est chargée de particules des vents de sable en provenance d’Afrique (brumes de sable, récurrentes à la Guadeloupe). De même, il convient dans la mesure du possible de placer le poste de travail à l’abri du vent ou à défaut de mettre un paravent sur trois côtés. L’idéal est encore une fois de travailler en intérieur climatisé.

Bien choisir son métal d’apport

Chaque type d’acier est constitué d’un assemblage de métaux primaires en proportions variables. Cela permet d’avoir des variations dans les caractéristiques, en fonction de l’utilisation souhaitée. Mais cela impose l’utilisation des électrodes de métal d’apport, appropriées au type d’acier. Ces baguettes sont constituées d’une tige de métal (l’électrode) et d’un enrobage, qui en fondant va remonter à la surface du métal en fusion (cela s’appelle le laitier, bien qu’étant de couleur grise !) et assurer sa protection contre l’oxydation, pendant la phase de refroidissement. Il stabilise aussi l’arc électrique. Le laitier est cassé et brossé par la suite. S’il saute sans difficulté, la soudure est généralement bien réalisée, sans porosité. Le problème pour une soudure en milieu tropical, vient que cet enrobage de l’électrode absorbe l’humidité de l’air. Deux solutions sont possibles pour y remédier. Avoir recours à des baguettes étuvées et livrées en emballage sous vides. Toutefois il convient de choisir des emballages de petites quantités, car une fois celui-ci ouvert, elles se chargent très rapidement (24 heures) en humidité. Passer les baguettes dans une étuve juste avant leur utilisation. Attention : l’on trouve çà et là sur le web, le conseil de passer les électrodes quelques secondes au micro-onde. Au mieux l’on aura une destruction de l’appareil, au pire une explosion avec production d’un arc électrique mortel. Précisons enfin, que le soudage à électrode enrobée ne concerne que l’acier. L’aluminium nécessite impérativement d’avoir recours au TIG de préférence, ou au MIG (poste à transistors à 10 khz) à défaut.

Les spécificités du matériel de soudure

Il existe deux catégories de poste de soudure à l’arc. Les modèles que l’on trouve en grande surface pour un prix dérisoire et les équipements professionnels ou semi-professionnels, disponibles uniquement auprès de fournisseurs d’outillages professionnels. Seuls ces derniers fabriqués suivant les normes en vigueur, présentent les garanties de sécurité quant à leur usage en milieu tropical, fortement chargé en humidité. Quatre conditions doivent être respectées quant à l’outillage professionnel mis en œuvre. La tension à vide entre l’électrode et la pièce ne doit pas dépasser 90 Volt en CA et 150 Volt en CC. Le porte-électrode doit être normalisé à IP2X ou IPXXB. Il doit exister une protection à courant différentiel résiduel DR à haute sensibilité (I∆n ≤ 30mA). Enfin, le poste doit impérativement être protégé contre les averses qui peuvent survenir à l’improviste, avec un phénomène de pluie à l’horizontale, par effet de vent violent. Si vous souhaitez éviter les ennuis, il vaut mieux également ne pas sous-estimer le facteur de marche lorsqu’il fait très chaud. En effet, plus la température est élevée, plus l’électronique de puissance va chauffer et donc souffrir. Il en découlera nécessairement des performances de l’équipement réduites. Il est de ce fait préférable de prévoir de la marge en termes de facteur de marche et opter pour un poste plus puissant qui lui permettra de résister aux fortes chaleurs. Attention toutefois à ne pas tomber dans le piège de certains fabricants car, si normalement le facteur de marche est donné à une température de fonctionnement de 40°C, certains constructeurs le donnent à 20°C… Bien analyser les caractéristiques fournis par les fabricants est donc essentiel pour éviter les mauvaises surprises. Concernant cette fois les produits de soudage, il convient de les stocker à l’abri de la chaleur et de l’humidité, idéalement dans un container climatisé.

Le paramètre humain

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« La qualité d’une soudure ne vaut que par le coup de main du soudeur ». Cette maxime met en évidence l’importance du facteur humain. En climat tempéré, le soudeur doit déjà supporter de nombreux éléments de protection chauds et lourds. Ceux-ci deviennent vite une torture, pour effectuer une soudure en milieu tropical. Rappelons quelques risques spécifiques et les moyens d’y faire face. L’arc électrique provoque d’énormes quantités de rayonnement, UV qui génère des brulures plus ou moins sévères. Or l’on voit encore trop souvent en pays chaud, des soudeurs en tenue légère sans protection corporelle. Sous un masque de protection, la transpiration qui coule dans les yeux constitue un grave handicap. Il est possible d’y remédier pour un temps, en utilisant une cagoule mouillée. Il existe toutefois des masques de soudeur ventilés. Comme évoqué précédemment, l’air chaud maintient les particules et les gaz en suspension dans l’air. Aussi est-il impératif d’utiliser un masque respiratoire de protection. Enfin qui dit climat chaud et humide, dit insectes et particulièrement moustiques. Engoncé dans ses vêtements de protection, le masque sur le visage et les mains gantées de cuir, les piqures deviennent vite intolérables et obligent à arrêter le travail. Pour éviter cela, l’idéal est encore une fois le soudage en intérieur climatisé. À défaut la combinaison de protection légère ignifugée et surtout les reppellents, constituent une bonne protection. Plus généralement, la chaleur humide impose d’effectuer de nombreuses poses. Pour réussir un soudage, la concentration doit être maximale et surtout la main doit obéir parfaitement au cerveau, sans tremblement ou mouvement brusques.

Ainsi en respectant quelques règles simples, la soudure en Guadeloupe n’est pas plus compliquée qu’en métropole.

Pour aller plus loin : Il existe un site/forum de qualité professionnelle (sur inscription), qui constitue une mine d’informations pour les soudeurs pro ou les bricoleurs avertis. SOUDEURS.COM

Nous finissons de parler dans ce numéro des questions liées à la gestion de l’entretien et de la maintenance de l’acier (cible 7 de la démarche HQE dans  l’acier) et abordons un autre grand volet : le confort et de santé des occupants des bâtiments acier.

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Question entretien,  les  solutions Acier se distinguent par  leur pérennité,  leur facilité de nettoyage et de démontage. La pérennité de l’acier, détaillée dans la cible n° 2, est le principal atout du matériau au regard des exigences de gestion et de maintenance.

 

Maintenance facile que ce soit en intérieur…
En  intérieur, dans des bâtiments  de type  bureau  notamment, les cloisons mobiles, les plafonds métalliques et les structures ne nécessitent pas d’entretien spéciique.

 

… Ou en extérieur
En extérieur, exposés aux  intempéries, les  produits  d’enveloppe  en  acier  pré laqué ou en acier inoxydable ne nécessitent pas non plus d’entretien particulier, la  pluie suffisant à conserver leur propreté et leur uniformité. Un entretien préventif est  toutefois préconisé par les fabricants.

 

Les progrès réalisés sur les revêtements de  protection  ouvrent  la  voie  à  des aciers pré laqués autonettoyants, comme il en existe déjà pour les produits verriers.
Enfin, le principe d’assemblage des divers composants industriels entre eux, de  type Meccano, facilite également leur démontage et leur remplacement éventuel en cas de besoin.

 

L’acier parfait pour créer un environnement intérieur satisfaisant.

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Le second grand volet de la HQE® concerne les occupants du bâtiment, à travers les notions de confort et de santé.

 

Ce dernier  registre est  sans doute  l’un des plus «sensibles», compte tenu des multiples pathologies recensées, allant de la simple allergie à des maladies de plus en plus fréquemment rencontrées telles que l’asthme, la légionellose, le saturnisme, etc.

 

 

L’acier est apte à fournir au maître d’œuvre et au maître d’ouvrage des réponses à ces préoccupations.

 

Confort maximum
L’acier permet l’élaboration de solutions contribuant au confort que l’utilisateur peut  attendre  d’un  bâtiment  performant, plus particulièrement lorsque celui-ci est issu d’une démarche HQE®.
Les objectifs dans ce domaine sont  facilement atteints en exploitant des solutions bioclimatiques qui garantissent le confort notamment en période de fortes chaleurs.
En milieu urbain, il est nécessaire d’y adjoindre des techniques d’isolation phonique qui limitent les nuisances sonores.

 

A votre santé
Même quand il se dégrade par oxydation, l’acier ne génère pas d’élément nocif pour l’environnement ou la santé.
Son altération n’entraîne aucune prolifération de micro-organismes ou bactéries. A fortiori, quand il est mis en œuvre selon les règles de l’art et donc protégé de la corrosion, l’acier est inerte, stable et donc neutre sur le plan sanitaire.

Dossier réalisé en partenariat avec l’Office Technique d’Utilisation de l’Acier (www.otua.org).

Voici une nouvelle partie de notre dossier sur la certification HQE et l’acier. Au menu de ce numéro : la cible 4 de la démarche HQE qui aborde la gestion de l’énergie. Associé à d’autres matériaux, l’acier offre de hautes performances thermiques.
La construction métallique fait généralement appel à des systèmes industrialisés d’enveloppe en acier qui, associés à des complexes d’isolation, offrent de hauts niveaux de performance thermique. Ces systèmes viennent parfois en complément d’autres matériaux (verre, ardoise, bois, parpaings, briques, béton préfabriqué, matériaux de synthèse, etc.).


Isolation thermique extérieure
Ce principe d’isolation thermique par l’extérieur, que les industriels du mur-manteau ont à cœur de promouvoir, est la réponse la plus pertinente aux préoccupations de gestion de l’énergie. Il supprime en effet tous les ponts thermiques au droit des structures (poteaux, poutres, nez de planchers), ce qui permet de mieux maîtriser les dépenses énergétiques.

Portes et fenêtres à rupture de pont thermique

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Dans le domaine de la menuiserie, l’acier offre également des propriétés intéressantes, en particulier quand les châssis sont munis d’une rupture de pont thermique. Ce dispositif limite les déperditions et les apports solaires, tout en préservant le clair de vitrage du fait de la finesse des profilés.
Peu d’inertie thermique

Deuxième caractéristique importante, la construction métallique conduit à des bâtiments à faible inertie thermique. Les calories ne sont donc pas gaspillées pour chauffer les structures.
Aussi est-il possible de moduler avec une certaine réactivité les besoins de chauffage en fonction des horaires d’occupation. Un avantage pour les bureaux la nuit, comme pour les logements pendant la journée.
D’ailleurs, il a déjà été montré qu’il était possible de réaliser des bâtiments à occupation diurne n’exigeant pas de système de chauffage, en s’appuyant sur une isolation renforcée et en tirant parti des apports solaires pendant la journée.

 

Éclairage naturel

La haute résistance de l’acier permet de réaliser des façades légères et transparentes.  Les grandes baies vitrées favorisent l’éclairage naturel, réduisent l’utilisation de l’éclairage artificiel et participent ainsi aux économies d’énergie du bâtiment, moyennant une conception adaptée au confort d’été (brise-soleil, occultation, qualité des vitrages).

Isolation thermique extérieure

L’association d’une structure acier à des solutions d’isolation performantes réduit drastiquement les déperditions.
De surcroît, la faible inertie thermique de cette configuration limite les besoins de chauffage ou de rafraîchissement, seul l’air intérieur étant porté à la température désirée, et non le bâti.

 

Isolation thermique extérieureCe principe d’isolation thermique par l’extérieur, que les industriels du mur-manteau ont à cœur de promouvoir, est  la réponse la plus pertinente aux préoccupations de gestion  de  l’énergie.  Il  supprime  en  effet tous  les  ponts  thermiques  au  droit  des structures (poteaux, poutres, nez de planchers),  ce  qui  permet  de mieux maîtriser les dépenses énergétiques.
Nous abordons dans ce numéro les cibles 5 et 6 de la démarche HQE dans l’acier, soit des questions relatives au rapport de l’acier à l’eau et aux déchets. L’acier se distingue une fois de plus par ses qualités dans les domaines de la gestion de l’eau et de la gestion des déchets sur un chantier.Faroe_Islands

Des rejets très limités
L’acier ne rejette pas de métaux lourds dans l’environnement et il est conforme
aux directives européennes existantes.
Récupération des eaux de pluie
Les eaux pluviales récupérées par des systèmes en acier inoxydable ou en acier pré laqué peuvent être réutilisées pour certaines applications telles que l’arrosage des jardins ou le lavage des voitures.

Le support idéal des toitures végétales
Les solutions en bac acier peuvent accueillir un toit végétalisé. Ce type de toiture est en plein développement de par le monde en s’inscrivant aussi dans un process HQE vertueux. En particulier concernant l’énergie, le cycle de l’eau, le confort thermo-hygrométrique, le bruit et l’amélioration du cadre urbain.
Une toiture végétale doit supporter le poids de l’installation prévue qui peut doubler voire tripler lorsqu’elle est gorgée d’eau en cas de pluie. Le toit peut être plat ou incliné (35° au maximum). Il est recommandé de construire des terrasses avec une pente minimale de 1 à 2 %, pour diminuer l’épaisseur de la couche drainante, et donc le poids de la structure.

La toiture végétale présente de multiples avantages
Elle protège le toit des UV et des chocs thermiques et augmente donc sa durée de vie. Le « toit vert » possède un très grand intérêt sur le plan de l’équilibre thermique de la maison : il permet de garder la fraîcheur en saison chaude, isole du bruit et améliore la qualité de l’air en absorbant les poussières, certains polluants et les rejets de gaz carbonique. En plus, il  filtre les eaux de pluies pour pouvoir les réemployer en usage domestique : chasses d’eau, arrosage, etc. L’implantation de ce type de toitures est seulement à l’étude aux Antilles en raison de contraintes d’humidité ambiantes et de pluviométrie très spécifiques.

Gestion des déchets acier
sur chantier

Une fois les déchets acier récupérés sur un chantier, il suit de quelques étapes pour leur donner une nouvelle vie, notamment le tri à l’aide d’un aimant, le pressage et le stockage sous forme de balles avant d’être transporté en métropole et refondu dans un haut fourneau pour une nouvelle utilisation.
Il est ensuite coulé en plaques (brames) pour produire des produits plats comme de la tôle ou en barres (billettes) pour des produits longs comme des tubes pour le bâtiment.

Nettoyage des parties acier d’un bâtiment : facilité de nettoyage et impact environnemental minimum.
L’utilisation de l’acier n’a pas d’impact spécifique sur la production et la gestion des déchets en phase d’exploitation.
Par exemple, le choix de l’acier inoxydable pour habiller les parois de locaux permet un nettoyage facile en offrant une bonne résistance aux agents agressifs de lessivage. Les produits d’enveloppe en acier pré laqué ne nécessitent quant à eux pas d’entretien particulier : un simple lavage à l’eau claire sans détergent est bien souvent suffisant.

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Dossier réalisé en partenariat avec l’Office Technique d’Utilisation de l’Acier (www.otua.org).

Nous poursuivons notre dossier sur la certification HQE et l’acier en abordant cette fois-ci la cible 3 de la démarche HQE qui concerne la notion de chantier à faibles nuisances. Nous aborderons notamment les notions de filière sèche, de préfabrication en atelier et de déconstruction propre.En tant que solution appartenant à la filière sèche, l’acier génère par essence peu de nuisances pendant la phase de construction. Les produits en acier sont fabriqués industriellement, dans des conditions optimales et reproductibles de qualité, de sécurité et de respect de l’environnement. Ils sont livrés aux dimensions voulues sur chantier, pour y être assemblés. Les avantages de ce mode opératoire sont multiples.

 

Rapidité d’exécution 

Le mode de montage des constructions métalliques contribue à une organisation de chantier plus efficace, avec des délais raccourcis et maîtrisés, ce qui minimise la gêne pour le voisinage.

L’exemple le plus abouti de cette approche est la construction modulaire, où les cellules préfabriquées en usine n’ont plus qu’à être assemblées sur chantier .

 

Moins de nuisances

La mise en œuvre de produits semi-finis transfère une part des travaux du chantier vers l’usine. Les chantiers se révèlent plus silencieux, plus propres, sans poussière ni déchet, un atout notamment en milieu urbain.

Comme son nom l’indique, la filière sèche ne nécessite pas d’eau sur le chantier, ce qui économise la ressource et évite les écoulements, fuites, etc.  Le bâtiment, édifié sans coffrage, et donc sans risque de pollution par les eaux de lavage et par les huiles de décoffrage, se contente de fondations optimisées.

Livrés en temps voulu, les éléments métalliques réduisent l’emprise du chantier en limitant les besoins de stockage.

Enfin, la construction métallique supprime en grande partie les rotations de camions et la pollution atmosphérique générée.

 

Déconstruction propre

 

Qu’elle se fasse à la pelleteuse, à la masse ou à l’explosif, la démolition génère de nombreuses nuisances (bruit, poussière, gêne à la circulation, etc.), sans compter les risques sanitaires et d’accidents corporels pour les ouvriers.

Une construction en acier présente l’avantage de se démonter, en toute sécurité et proprement, en facilitant la séparation des matériaux et leur recyclage, sans mise en décharge.

 

Ces qualités ont été mises en évidence lors du transfert d’édifices historiques comme les Halles de Baltard, mais aussi de constructions récentes telles que des parkings aériens.

Enfin, quand l’heure de la déconstruction est venue les constituants du bâtiment sont plus facilement séparés. L’acier, aisément récupéré grâce à sa filière parfaitement organisée, permet ainsi de valoriser les autres déchets et de mieux rentabiliser l’opération de déconstruction dans son ensemble.

 

Eau, déchets, transports : l’acier et l’«éco-chantier»

 

Une analyse du cycle de vie d’un bâtiment multi-étagé en acier a fait apparaître des gains significatifs sur les consommations d’eau et la production de déchets pendant la phase de chantier.

La solution acier entraîne une économie d’eau de 41 %, une production de déchets inertes inférieure de 57 %,mais aussi deux fois moins de déplacements de camions.

© Argus – Fotolia.com © corepics – fotoliaVoici la suite de notre dossier sur la certification HQE et l’acier.

 

En matière d’Eco-construction, nous développons dans ce numéro la Cible 2 déjà abordée précédemment. Elle traite de la problématique du choix intégré des procédés et des produits de construction. Dans ce domaine, l’acier fait merveille grâce à une logique d’économie de ressources et aux avantages des structures poteaux-poutres.C’est probablement le domaine de la HQE® où la contribution de l’acier est la plus tangible. acier recyclage

 

 

Les raisons ? L’acier participe de cette logique d’économie des ressources, en assurant ses fonctions avec une consommation moindre de matières premières.
Un matériau recyclable et recyclé
L’acier peut se recycler indéfiniment et à 100 %, sans altération de ses qualités.
Il possède des vertus magnétiques sans équivalent qui permettent sa séparation et sa récupération parmi les déchets de toute nature.
En France et dans le monde, la part de production d’acier issue du recyclage de ferrailles atteint les 40 %. C’est autant de minerai préservé (même si le minerai de fer est un des éléments les plus abondants de la croûte terrestre), avec des conséquences positives sur la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre.

 

Écologique et sain
L’acier est un matériau qui n’émet aucune substance polluante. Il est sans impact sur l’environnement ou la santé. Lors de sa fabrication, les émissions polluantes pour l’environnement ont été abaissées grâce aux dispositifs de filtration et de récupération des gaz et des poussières.
Les poussières contenant du zinc peuvent ainsi être utilisées comme matière première par l’industrie du zinc. Les eaux usées sont systématiquement épurées dans des installations de plus en plus performantes. Leur recyclage permet de réduire le prélèvement d’eau dans les réserves naturelles. Les coproduits générés (laitiers de haut-fourneau, scories) sont valorisés dans l’industrie cimentière, la construction de chaussées, les ballasts. Lorsque toutes les possibilités de recyclage et de valorisation sont utilisées, une usine intégrée ne produit que très peu de déchets. Ce n’est pas encore l’usine sans déchet, même si la sidérurgie s’en approche !

Baisse de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serreEn Europe, 6 % des émissions de C02 proviennent de la sidérurgie. Ils représentent plus de 99 % des émissions de gaz à effet de serre de cette industrie.  Fotolia_7954200_S
Comme le montre le graphique, elles ont été réduites d’environ 50 % dans les trente dernières années, tout comme d’ailleurs la consommation d’énergie.Depuis 1990, la sidérurgie européenne a abaissé ses émissions de gaz à effet de serre de 18 %, malgré des volumes de production plus importants, chiffres qui dépassent largement l’objectif de – 8 % fixé par l’Union européenne.  graphe_CO2

Par ailleurs, la sidérurgie européenne a mis en place le programme ULCOS, dont l’objectif est de réduire ses émissions de CO2 d’au moins 50 %.

 

Un matériau pérenne
Grâce aux nombreux systèmes de protection contre la corrosion, revêtement métallique (galvanisation) ou peinture, l’acier conserve ses propriétés pendant toute la durée de vie de l’ouvrage et en assure la longévité.
Il en est de même des aciers inoxydables qui, intrinsèquement stables, ne nécessitent aucun traitement de protection.
Par ailleurs, la ductilité des aciers est un atout majeur en cas de tremblement de terre. Les dommages subis par les structures soumises à des secousses sismiques sont minimisés. Les risques d’effondrement sont annihilés.
Les vies humaines sont préservées.

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Dossier réalisé en partenariat avec l’Office Technique d’Utilisation de l’Acier (www.otua.org).

maîtriser les impacts du bâtiment sur l’environnement extérieur.

Tout comme un produit de consommation, pour lequel il est possible d’intégrer le respect de l’environnement aux critères de conception (démarche d’éco-conception), un programme de construction peut être défini en tenant compte de ses impacts sur l’environnement extérieur. Mais la démarche est plus complexe, du fait des différentes phases à prendre en compte (construction, utilisation, maintenance, adaptations du bâtiment, démolition – déconstruction) ainsi que de l’échelle de temps à considérer. La durée de vie d’un bâtiment va de trente ans à plusieurs siècles. C’est beaucoup plus que celles d’un meuble ou d’un véhicule.Définition de l’Éco-construction

Au delà des qualités esthétiques, architecturales et d’insertion dans le paysage, qui constituent le premier niveau de qualité environnementale (cible 1), le référentiel HQE® fait lui aussi appel à l’éco-efficacité en matière de produits et de procédés de construction (cible 2).

La maîtrise d’œuvre pourra choisir des solutions en s’appuyant sur les fiches de déclarations environnementales et sanitaires (FDES) de produits de construction, fournies par les fabricants et élaborées suivant la norme NF P 01-010 à partir d’analyses de cycle de vie (ACV). L’éco-construction prend également en compte, en cible 3, les impacts dus au chantier (bruit, déchets, pollutions, etc.). Nous développerons la cible 3 au prochain numéro.

batiment acier ecologie et acier  Cible 1 : Bâtir une relation harmonieuse du bâtiment avec son environnement immédiat : les solutions acier.Dans ce domaine, les forces de l’acier sont sa légèreté, son élégance et sa luminosité.

Si l’insertion d’un bâtiment dans le paysage est avant tout affaire d’architecture et non de matériaux, opter pour un bâtiment à ossature métallique offre au concepteur une liberté de forme, une souplesse d’intervention, qui vont lui permettre de s’adapter au mieux aux contraintes du site. De surcroît, les ossatures en acier favorisent la transparence, la pénétration de la lumière naturelle, ce qui se traduit par un moindre impact visuel.

Utilisé en élément d’enveloppe, l’acier apporte à l’architecte un éventail de textures, de géométries et de coloris, qui vont l’aider à répondre aux contraintes environnementales les plus aiguës, du site le plus contemporain au centre-ville classé monument historique, en passant par la pleine campagne.

Cible 2 : Choix intégré des procédés et produits de construction

L’acier est dans une véritable logique d’économie des ressources. C’est probablement le domaine de la HQE® où la contribution de l’acier est la plus tangible.

Les raisons ? L’acier participe de cette logique d’économie des ressources, en assurant ses fonctions avec une consommation moindre de matières premières.

L’acier peut se recycler indéfiniment et à 100 %, sans altération de ses qualités. Il possède des vertus magnétiques sans équivalent qui permettent sa séparation et sa récupération parmi les déchets de toute nature. En France et dans le monde, la part de production d’acier issue du recyclage de ferrailles atteint les 40 %. C’est autant de minerai préservé (même si le minerai de fer est un des éléments les plus abondants de la croûte terrestre), avec des conséquences positives sur la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre.

Suite au prochain article.
Dossier réalisé en partenariat avec l’Office Technique d’Utilisation de l’Acier (www.otua.org).