L’actualité récente nous l’a rappelé : les 2 plus gros risques en Guadeloupe sont les risques sismiques et cycloniques. Si une sensibilisation forte a été entreprise dans le domaine paracyclonique, la démarche d’information parasismique est plus récente.
La Guadeloupe est pourtant située en zone de sismicité forte (zone III). Si dans ce dernier domaine des règles strictes ont été édictées (règles parasismiques de construction pour les bâtiments nouveaux réunies dans les règles PS 92 et PS-MI 69/82 pour les maisons individuelles, rendues obligatoires par l’arrété du 29 mai 1997), nous avons voulu en savoir plus sur les atouts de l’acier
dans ce domaine.
LE RÔLE DE L’ACIER DANS LA RÉDUCTION DU RISQUE SISMIQUE

La réduction des masses
On peut réduire la vulnérabilité au séisme d’une construction en diminuant sa masse et les accélérations quíelle subit (ces deux facteurs influencent directement la charge sismique). La réduction des masses est obtenue en remplaçant les planchers, la charpente, la couverture etc. On peut alors opter pour des structures plus légères, comme des planchers métalliques, une charpente en acier. Ces travaux sont lourds et nécessitent le conseil et l’intervention d’un professionnel du bâtiment.

La réduction de la résonance
La résonance d’une construction avec le sol est responsable des dégâts les plus importants pouvant aller jusqu’à l’effondrement. Les déplacements sont susceptibles d’être amplifiés de façon considérable. Les méthodes de prévention les plus simples sont, également, de diminuer la masse de l’habitation, voire d’accroître sa rigidité. L’acier précontraint et le béton armé peuvent également être utilisés.
Source :www.prim.net/citoyen/moi_face_au_risque/222_seisme.html

L’EXPÉRIENCE DE LA MONTAGNE : LE RÔLE DE L’ACIER DANS LA GESTION DES AVALANCHES

En montagne, les constructions métalliques sont souvent employées pour réaliser des ouvrages liés aux remontées mécaniques, qu’il s’agisse de structures, de parois ou de bardages.
Exemple de structure métallique étudiée pour résister aux avalanches : la gare de départ du téléphérique du Pic du Midi (Pyrénées). Cet ouvrage, calculé par l’entreprise Nestadour et vérifié par le bureau de contrôle Veritas, est intéressant car il combine plusieurs types de sollicitations :

  • les charges de neige et de vent habituelles pour une construction située à 1750 m d’altitude
  • des charges sismiques assez élevées pour un ouvrage de classe B en région II (sismicité « moyenne ») avec des éléments de façade lourde en pierre accrochés à la structure métallique
  • une charge d’avalanche « modérée » de type aérosol avec une valeur de 10 kPa (1 t/m) sur toute la hauteur de la façade exposée.

Avec ces éléments, les valeurs obtenues pour ce qui concerne la somme des réactions d’appui sont les suivantes pour les efforts horizontaux :

  • avalanche :595kN (59,5T)
  • séisme : 289kN (28,9T)
  • vent : 96kN (9,6 T)

De la sorte, on se rend compte que pour ce bâtiment, une avalanche « modérée » représente environ deux fois un séisme, et six fois le vent.
Source : http://www.grenoble.cemagref.fr/etna/resultats/guides_methodologiques/construction.htm